mardi, 12 février 2008

La fille à la rose

ERRATUM : Des erreurs se sont glissées dans le texte... Outre les fote d'aurtograffes, détectées par l'oeil vif (m'enfin, quoiqu'aujourd'hui, l'oeil vif, j'en doute !) de maître Cui-pello (corrigées tôt ce matin), j'ai commis deux graves erreurs... Shame on me. Je ne suis pas si mal lotie (faut toujours que je me plaigne... typique de la bonne femme ça !). Oui, j'ai exagéré... C'est pas vrai, j'ai menti, la fin... Niet, nada... Même pas vrai. Alors, vous deux dans mon coeur, pas au même endroit mais dedans quand même, je vous remercie très fort...

C'est le temps des coeurs bien rouge, des chocolats dans des boîtes et des charmantes questions "qu'est-ce que je vais bien pouvoir acheter pour la Saint Valentin ?".
On a beau protester à la bêtise de tous face à l'acharnement commercial de cette fête à la noix, qui aura le courage de décevoir sa belle (ou son amoureux) et de résister à la (dé)pression "14 février" ?

 

Les souvenirs s'emmêlent.

Me voilà replongée en seconde, j'ai 15 ans. Première année au Lycée prout prout. J'ai deux trois copines, dont une qui sortait avec un copain de son père. Leur relation m'intriguait à l'époque. Moi, j'avais Alain. Nous avions échangé notre premier baiser quelques jours avant la Saint Valentin. Une semaine, deux tout au plus.

Le 14 février était une belle journée. Un soleil magnifique dans le creux de l'hiver. Il était 10 heures 20, c'était la pause. Tous les lycéens dehors. Sur les bancs, assis sur la pelouse, sur les rebords des fenêtres. Tous riaient, parlaient, fumaient. Brouhaha, chahut... Nous, nous discutions.

Puis, du fond de la cour, comme une rumeur galopante, les cris sont devenus des murmures, les éclats de rires des silences. Il avançait, fièrement. Dans mon souvenir, les gens s'effaçaient sur son passage. Les souffles étaient coupés. Après l'effet de surprise, de petits ricanements commençaient maintenant à sortir de la bouche de certains. Mais il continuait droit. Droit... vers moi. Oui, j'avais la désagréable sensation qu'Alain s'avançait vers moi.
Mais pas tout seul, non, pas simplement s'avancer comme un petit ami vers sa chérie. Non, pas simplement... Lui, en plus, il tenait fébrilement dans sa petite main un peu gauche une rose.
Une rose ! Alain s'avançait vers moi, pauvre ado en seconde qui essayait de lutter pour faire sa place dans un lycée de bourgade alors que TOUS les étudiants avaient le nez dehors. Je n'en croyais pas mes yeux. Il avait osé me faire un coup pareil.

 

Quand il m'a offert la rose, on eût dit une demande en mariage, presque. Le lycée entier sifflait, applaudissait, criait. Une liesse détonante s'était emparée de tous. Bien sûr, je ne savais pas où me mettre. Je suis devenue plus rouge de colère que la rose, plus verte de rage que la tige. J'étais gênée, confuse, furieuse.

Le pauvre Alain, lui, fut viré sur le champ, ou presque. J'ai, en effet, attendu la pause de l'après midi, quand même (!!), prenant bien garde, tout le temps du midi, de longer les murs et de me planquer, afin d'être sûre de ne pas le croiser dans les couloirs. Comportement très classe, je l'avoue !

Je mis des semaines à m'en remettre. Des semaines à voir les sourires en coin des uns et des autres, un peu (beaucoup) moqueurs.

Quelques années après, le petit frère d'une amie, à la veille de la St Valentin, m'a même narré ma propre histoire. J'étais devenue une "légende" ! (vraiment morte de rire). J'étais "la fille à la rose".

Avec le recul, ce geste était si charmant... Qu'est-ce qu'on est con à 15 ans.

 

Le pire, dans tout ça, c'est que maintenant, je suis grande et vaccinée : recevoir une rose, voire même un bouquet entier ne me fait plus peur et même me fait plutôt parfois envie. Eh bien maintenant, niet, nada ! Plus de fleurs... La vie est vraiment trop injuste !

mardi, 25 décembre 2007

Lettre ou l'avoir ?

24 décembre, dernière course aux cadeaux.

 

Ouvrir ce livre ("La mécanique du coeur"), lire à voix basse "Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l'horloge de ton cœur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique du cœur sera brisée de nouveau." Un conte fantastique à l'univers proche de ceux de Burton. Mais ça ne commencait pas très bien... D'après l'article d'un quotidien, les fées n'y seraient même pas tout à fait des fées...

 

La foule. Piétinements pour certain,  agacement pour d'autre, en tout cas l'esprit de Noël n'avait pas encore frappé, ni le coeur, ni le visage des impatients et coureur de cadeaux de dernière minute dans les longues queues d'attente des magasins.

Pendant celle de la fnac, moi, je m'en foutais, je n'étais pas seule. Je lui parlais. Un peu comme s'il était avec moi. Alors, le sourire au bord des lèvres et même plus. Le regard brillant, c'est sûr... Mes maigres présents dans les mains, contente de moi. Espérant faire autant de plaisir que celui pris à flâner et trouver LE livre qui conviendra.

 

Rentrer, se préparer, repasser par là, lire un peu... Trinquer, manger, se retrouver, rire.

 

 

Et puis, avant que je n'oublie:

Des livres 

De la poésie

Des mots, des mots et des mots

Un peu de musique

Des "bon pour" : une journée de thalasso, deux jours enfermés dans une chambre, un concert et d'autres encore

Un bracelet qui fait plein de cliquetis

Des folies, un sac plein de folies, au gré de l'imagination

Des images

Des petits riens mais qui changent tout...

 

Alors lettre ou l'avoir ?

En tous cas, j'ai beaucoup de chance

 

vendredi, 07 décembre 2007

Petit jeu entre inconnus

Légèrement en avance, après avoir scruté en détail la salle, j'ai repéré le siège que je voulais occuper pendant cette réunion qui promettait d'être d'un ennui à mourir. Une place au milieu, sur le côté, pour pouvoir "jouer" en toute discrétion avec mon téléphone, entre envois de mail et de sms, voire même tenter de lire un peu. 

 

Peu de temps après, un homme m'a rejoint. Il a jeté un bref coup d'oeil à l'assemblée et en bon mouton (genre de Panurge) ou tel un bon français aoûtien sur une plage du sud, il est venu se coller à moi. Très rapidement il m'a abordée et m'a assaillie de questions sans détour. La fatigue aidant je me suis prêtée à son jeu de questions/réponses et lui ai tout livré sans mystère. En moins de dix minutes, il connaissait mon boulot, la ville d'où je venais, mon parcours professionnel.

 

Il était quatorze heure, la réunion allait commencer. Je profitais de l'absence temporaire de mon voisin pour passer un dernier coup de fil. Mon interlocuteur a commencé un intérogatoire précis : où suis-je, par quels types d'homme suis-je entourée ? Ai-je un voisin de gauche, de droite ?

Je lui ai donc tout naturellement parlé de cet homme, la cinquantaine, plutôt élégant, en costume foncé comme je les aime. Je lui décrivais un peu mes impressions. Séduisant. Et puis j'ai dû raccrocher, la réunion commençait.

 

Mon voisin pestait car il trouvait la réunion trop longue, il se distrayait en me lâchant quelques banalités sur l'infériorité des femmes, leurs incapacités. Je lui sourirais et rentrais un peu dans son jeu (attention, rentrer dans son jeu ne signifiant pas être d'accord, mais lui envoyer quelques vannes pour le remettre à sa place - il me restait juste encore un peu de force pour la répartie).

 

C'est alors que j'ai reçu un premier SMS : "au voisin, fais-lui passer un mot". Bien-sûr, un peu interloquée, je n'ai pas répondu. Second message : "Écris : seriez-vous choqué si je vous demandais quelque chose". Mon voisin, intrigué par les vibrations répétées de mon téléphone me murmurait qu'il devait m'aimer très fort pour m'envoyer autant de messages (notez bien, j'en ai reçu un vrai d'amour pendant cette période).

Mon sang n'a fait qu'un tour, je ne sais pas pourquoi, ni quel grain de folie venait de me piquer mais j'ai tendu mon téléphone à l'homme au costume pour qu'il lise le dernier message.

 

Là, Monsieur le Directeur, tout propre sur lui, m'a glissé tout doucement "répondez-lui que j'ai bien de la chance d'être assise à côté d'une jolie fille". Il rentrait dans le jeu. Mes doigts ont tapoté ce message. Réponse de l'autre bout "il a plus de chance que moi". J'ai eu droit bien évidemment au grand jeu de la séduction  : quittez votre boulot, je vous recrute sur le champ à N***, pour le poste que vous souhaitez ! Nan, sans blague !

 

La réunion touchait à sa fin. Nous nous étions levés, dit au-revoir. Chacun partait de son côté. Il me balançait qu'il était heureux de m'avoir rencontrée et que nous nous reverrons. Il était pressé, un train à prendre. J'ai senti de nouveau vibrer mon téléphone : "Je préférerai qu'il te fasse jouir aujourd'hui. Les femmes qui ont bien joui sont plus belles encore". Un peu gênée, j'étais presque rassurée que mon voisin soit parti, je n'étais pas obligée de lui montrer ce dernier message.

 

Nouvelle vibration, un appel cette fois : "alors ? Il a lu le dernier message ?". Je n'ai pas même eu le temps de répondre que mon voisin me tapait sur l'épaule. Il m'avait finalement rejoint malgré son empressement. Dans un dernier élan de folie, au mépris des conséquences professionnelles et de la décence vis à vis de cet inconnu, je lui ai fait lire les derniers mots reçus. Il a un peu rougi, bafouillé quelques mots (c'est étonnant un homme-sûr-de-lui et séducteur quand il est déstabilisé), a déposé une bise sur ma joue et s'en est allé, le pas décidé, en me disant à bientôt.

 

 

vendredi, 30 novembre 2007

Sourire

C'est vraiment trop con, mais ça m'a fait plaisir. Lire son commentaire, deviner. Quelques mots... Et après on va dire que les filles sont compliquées, qu'elles râlent souvent (quoi, c'est vrai. Non! je m'insurge, ce n'est pas juste, enfin pas tout le temps !).

Et puis je proteste haut et fort (oui, ici, on y est), on peut, on sait être satisfaite de pas grand chose.

 

D'ailleurs voici quelques idées, au cas où...

 

- Des fleurs. Bah oui, des fleurs, ça fait plaisir. Et promis, on ne se dira pas "tiens ? des fleurs ? Mais pourquoi donc ?". On les acceptera sans arrière pensée. Pour "le plaisir d'offrir" qu'ils disent sur la vignette autocollante, le plai-sir d'offrir !

 

- Un compliment. On l'acceptera comme il vient sans en comprendre l'inverse. Le "tu es belle" ne sera pas transformé en "Oui, oui, mais je sais bien que tu as bien vu que j'ai pris 2 kilos", le "ton repas est délicieux" ne résonnera pas en nous comme "oui, je sais, tu préfères le ragoût de ta mère"...

 

- Un cadeau, choisi seul, sans aide de notre part, sans suggestion. On sera très fébrile en déballant le paquet et on ne critiquera pas ni la taille, ni la couleur, ni le choix du modèle. Non ! On sourira et on sera ravie.

 

- Des mots. Des murmures. Des souffles. Les prendre tels qu'ils arrivent, bruts et s'en nourrir simplement. Et le vrai sourire sera là.

 

Je promets une journée joyeuse à qui tente le coup ! Let's play !

 

Addendum : aux esprits un peu mal placés (je sais que pourtant ici, ne traînent que des gens très bien élevés et à l'esprit très vif, mais au cas où, on ne sait jamais), on ne joue par forcément avec la blogueuse, nan, nan! On peut aussi essayer avec sa femme, son amante, sa mère, sa fille... Et quoi de plus beau que le sourire donné à ces femmes ? Elles sauront vous en être reconnaissantes, parce que vous le vaudrez bien !

 

lundi, 26 novembre 2007

En vrac

Tellement de retard, une semaine presque d'absence...

 

 

Alors, comme on se connaît tous plus ou moins maintenant, prenez pour vous ce qui vous concerne et faites passer les messages aux autres.

Et puis certains messages comme une bouteille à la mer.

 

 

- Vous, les trois obsédés sexuels amis (arff oui, mes amis sont presque tous obsédés sexuels, enfin mes amis les plus proches!) qui m'empêchez d'écrire cette note, vous allez le payer, un jour ou l'autre, vous le payerez !

 

- Un peu de toi dans cette musique que j'écoute encore ce soir : "We could close the curtains, pretend like there's no world outside. Can't you see, can't you see, rain all day and I don't mind..."

 

- Si vous retrouvez le type qui m'a complètement écrasé le pied (j'en ai encore mal) sur la ligne 12, jeudi matin à 9H12, station Madeleine: lui casser la gueule.

 

- Si vous savez quels sont les petits cons qui ont poinçonné les deux pneus de ma voiture vendredi soir : leur casser la gueule.

 

- Je pense fort à toi, tu sais. Ton histoire, tes tourments. Je voudrais vraiment faire plus que t'accompagner de quelques mots. Notre soirée a eu un goût de tellement simple et d'évident... Improbable, imprévue. Aussi lumineuse et joyeuse que ces lumières de Noël qui ont bordées notre route.

 

- Encore.

 

- Des photos ? Oui, je veux. Je te laisserai faire, je serai ton modèle, en blouse, en bleu de travail ou en toute autre tenue que tu souhaiteras me voir porter. A moins que tu ne me préfères vêtues de bas. Noirs. (comme...)

 

- Pour ta demande, pas eu le temps, tout à l'heure peut-être. Quand je joue en plus, c'est pour gagner alors il me faut retrouver de la concentration et du sérieux (même si tu as raison, plus on est de joueurs, plus le jeu est exaltant). Et puis aussi parce que tu le vaux bien !

 

- J'ai reçu une assignation. Mais je ne parlerai qu'en présence de mon avocat (vous en connaissez un, vous ?).

 

- Confidentiel : le courriel arrivé par inadvertance dans ma boite mail la semaine dernière n'a jamais existé. Il s'est auto-détruit tout seul...

 

- J'espère que tu es reposé, la semaine va être difficile... Les journées longues et la nuit courte. Mes conseils pour t'aider à tenir et faire en sorte que tout cela ne soit pas trop dur à supporter :

* Une petite sieste : allongé sur le lit, desserre ta ceinture, enlève un ou deux boutons de ta chemise. Pour une détente maximale, tire les rideaux et mets un peu de musique. Laisse toi ensuite porter. Pars dans tes rêves doux, sensuels, écoute les murmures autour de toi, sens la chaleur t'envahir.

* Prendre l'air : afin de te mettre en appétit, si besoin en était, sors et octroie-toi une petite marche en bord de plage. L'air frais, les embruns seront de nature à reposer un peu ton esprit vagabond.

* Trouver une bonne table : déguste quelques mets, légers, accompagnés d'un peu de vin. Jouis du moment présent. Arrête le temps et regarde tout ce qui t'entoure.

* Rejoindre ta chambre: déshabille toi à la hâte afin de ne pas perdre une minute... de sommeil. Rejoins dans tes rêves profonds Morphée ou tout autre dieu, nymphe ou succube.

* Profiter du petit matin: ouvre doucement les yeux, caresse du regard le bonheur de te réveiller, là, face à la mer. Change un peu de position, remonte l'oreiller, tourne-le pour sentir la fraîcheur du côté resté contre le lit et rendors toi en pensant à cette douce nuit de rêves presque éveillés. Quand après de multiples réveils tu sentiras qu'il est temps, va chercher quelques croissants, un jus de fruit, un café ou un thé et admire la vue au travers de la baie vitrée. Souris, parce que le sourire du matin, c'est celui qu'on garde toute la journée.

* Prendre un bain : fais-toi couler un bain, bien chaud. Verse quelques gouttes du lait qui va rendre le tout onctueux, et mousseux.

Après tu seras prêt à affronter tout je crois...

 

 

- Quand ? Vite, vite, vite... Non, parce que là, tu comprends, ça devient un supplice ! (à ceux qui lisent et qui ne seraient pas encore atteints par le manque : ne jamais goûter ou vous le regretterez longtemps. Enfin, si goûtez, enivrez vous, c'est juste un peu plus dur après !).

6 à 8 au bureau pas assez. Un 24/24 ?

 

- Même pas peur non plus. Parce que je sais...

 

 

 

dimanche, 11 novembre 2007

Palm pilot : Vendredi

9H00 / 12H30 : 12 mails de lui reçus  et répondus (32 la veille). Il m'excite terriblement. Tous ces messages sont gorgés d'une telle tension sensuelle. La pression augmente, le temps passe doucement. Bientôt. Et puis nos clins d'oeil.

 

14H00 : Envie de faire l'amour.

 

15H30 : S'étreindre, s'enlacer, baiser.

 

17H00 : Courir à la tombée de la nuit. Encore plus vite, encore plus longtemps, galvanisée par le corps à corps (réflexion perso : envisager de toujours faire l'amour avant d'aller courir. Il est d'accord.)

 

19H00 : Rentrer, prendre un bain. Lui parler. Des semaines que je n'avais pas entendu Sa voix. Rire avec lui. Partager, entre autre, nos sentiments sur cette soirée étrange que nous avons passée quelques jours auparavent. Simples échanges de mails, et pourtant, nous avons eu la sensation d'une rare complicité et proximité. C'était comme si il était là, à mes côtés. Ce soir-là je n'avais pas eu besoin de plus.

Lui faire une proposition indécente. Grain de folie. Irréalisable, aujourd'hui. Une autre fois peut-être. Un fantasme.

 

21H00 : Se connecter, converser un peu. Se sentir bizarre, un peu parce que l'interlocuteur en face vous semble si loin. Et puis, recevoir un mail de sa part quelques minutes plus tard, retrouver le sourire.

Avoir envie de sortir, se rhabiller. Accepter une invitation et en refuser une autre, pourtant tentante. Extrait de la suggestion de soirée déclinée, livré grace aux merveilles de la technologie : "Au programme danse batchata, merengue et zouk. Je t'emmènerai boire un verre où tu veux, et après, ma belle, tu choisiras la fin."

 

22H30 : Le rejoindre, boire un verre, puis deux. Discussion badine (et penser qu'il est vraiment dommage que les toilettes de ce bar soient si étroites et complètement impraticables).

 

Minuit : Aller danser. Sentir ses mains me frôler, son corps derrière moi. Onduler mon cul corps sous ses yeux envieux. Rire ensemble.

 

3H00 : Le raccompagner, s'embrasser. Ruelle sombre. Quelques coups de reins. Se laisser.

 

3H30 : Lire quelques mails et se coucher.

 

 

 

 

 

mercredi, 26 septembre 2007

Un vendredi soir, sur la terre

19h45. Forcement, je vais être en retard. Je mets mes papiers, mon téléphone bien chargé pour tenir la soirée dans mon tout petit sac, et je file.

Un petit bar à la décoration farfelue.  Des canapés partout, un lit même, histoire se sentir "comme à la maison". Mon amie m'attend. Soirée en friday wear... Pourtant, ce soir, nous ne sommes entourées que par de petits groupes de joyeux mâles, bien trop jeunots pour un afterwork (tout au mieux, ils ont bossé cet été dans la cahute à crêpes et gauffres du bord de plage, en attendant octobre et la rentrée). Mais ce soir est un soir différent, oui, ce soir c'est match... Quel bonheur! (Moi qui avait fui la maison pour échapper à France/ je-ne-sais-plus-quoi-et-Ô-sacrilège-je-m'en-balance)... Me voilà étouffée au milieu d'un amas de testosterones criant à chaque avancée, se congratulant d'être ici et de profiter, ensemble, de ce mmeeeeerveilleuuux spectacle. Bientôt, le premier but essai est marqué. Ouaiiiii. Les autres suivent. Ouaiii, Ouaiiii et re-Ouaiiiii.

 

Saoulées par le bruit des mâles excités par Chabal et sa troupe, nous nous rendons dans ce petit restaurant très cosy, digne d'un bon épisode de "d&co" sur M6. En attendant notre plat, nous philosophons sur la vie, sur la dure et ô combien pénible condition féminine. J'ai droit à quelques scoops (comment, sur notre lieu de travail, J s'y est pris pour la plaquer contre un mur, l'embrasser sauvagement, par surprise, sans préméditation, sans même avoir l'assurance qu'elle serait d'accord... - je suis jalouse !!!). Longs échanges, blablas de nanas... Et bien sûr "dire du mal" (j'adooore)...

Et puis, avec son plus grand sourire et ses yeux emplis de malice (cette malice... capable de délier les langues les moins bavardes et de faire naître les confessions les plus intimes) elle me glisse ce que je redoutais tant :"et toi alors????". Arff, moi...

Je suis prête à tout livrer, sans avertissement, sans mise en garde. Et puis, non. Tout garder, pour moi. Ne rien dévoiler. De mes rendez-vous secrets, de mes lettres, de mes mots, de mes infidélités... Elle le sent. Je lâche, un peu. Juste un tout petit os à rogner : ma vie de "première", mon mari "parfait", ma routine, mes manques. C'est ainsi qu'elle me souffle la possibilité pour moi de me laisser aller dans les bras d'un amant. Ah oui, tiens, pourquoi pas.

 

La soirée se termine dans un bar musical, très sympathique. Avec un patron très sympathique, un serveur, un peu trop jeune (mon âge sans doute, mais je les aime... bref, je m'égare), mais néanmoins très sympathique aussi, un habitué beaucoup moins sympathique, essayant désespérément de me faire la conversation (et mon dieu, que je sais ne pas me montrer aimable, parfois...). Cocktails, lumière tamisée, corps agités... Décompresser, parler, s'oublier, un peu... 03h00. Il est temps de rentrer.

 

Ce que mon amie ignorera aussi, c'est que j'étais accompagnée, tout au long de cette soirée. Accompagnée par les vibrations de mon téléphone me livrant des promesses. Des promesses pour le jour où...