dimanche, 10 février 2008
One winter time
13:30 Publié dans Fée néant | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
mercredi, 06 février 2008
Still alive
Une semaine abattue, noyée dans la fièvre, collante et transpirante, à peine la force de manger, certainement pas de sortir du lit, tout juste arriver à parler, chaque mot une douleur. Et puis reprendre le quotidien. Enfin, p... de b... de m..., enfin. Sortir de cette torpeur et paralysie insupportable.
Journée compliquée.
Stratégie bancale d'un chef qui ne sait plus où il doit/peut mettre les pieds. Instabilité permanente.
Je simplifie, j'avance, je trie, je dégrossis.
J'ai même fait du propre partout autour de moi, dossiers classés, papiers froissés inutiles jetés, combiné du téléphone désinfecté.
Vendredi, nous serons sous les assauts, pas préparés comme d'habitude, entre résistance et bataille perdue d'avance.
Et puis là, vivre, sourire. Retrouver l'envie.
Aujourd'hui, rire. Oui, rire aux éclats, pour un oui, pour un non, comme droguée aux bonnes choses de ma vie. Oublier le noir, ou le gris, voir tout en jaune, en bleu, en turquoise. Oui, le pink, c'est moyen, il parait !
Envie de musique qui résonne. Habitacle de voiture. Volume sonore à fond. Il est une heure du matin et je n'ai que cette envie joyeuse de prendre les clés, de rouler et de chanter. A peine m'entendre, trop fort.
Je suis épuisée. Je ne sortirai pas. Alors c'est dans ma tête que le volume est au maximum ... Et d'autres envies qui tournoient, juste là, dans le creux de mon ventre. Bien présentes.
Et puis juste envie de celle-là aussi:
"Je me love dans tes bras
Et là je n'aimerai que toi
A la longue
Je t'aime et dans tes bras
Toi si tu ne love que moi
On prolonge
Ton manège m'enchantait
Tournoyait
Autour du sentiment de
S'y noyer
Et la Terre s'est mise à valser
Sûr que le fond des cendriers
N'est pas net
Toi tu m'appelles au secours
Ma chère folie et mon amour
Ma planète
Et tu veux du silence
En veux-tu ?
Des années - lumières blanches
Par dessus
Il y a le bruissement de tes ailes
Et les grands souffles qui nous appellent
A la longue
Toujours des fleuves qui me remontent
Et des vomissures qui me comptent
Parmi elles
L'or c'est sûr n'est pas loin
Cherche bien
Des sutures et des points
N'y font rien
D'où vient cette créature en robe longue
Et cette fusée encore oblongue
Qui se dresse
Elle est fière et droite comme un i
Qui peut deviner comment lui
Dire qu'elle cesse"
A la longue - Noir Désir
02:00 Publié dans Fée néant | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Heu, bah je suis presque sèche, sans mots, rien à dire ici... Sauf peut-être, vite vite vite vite...
lundi, 04 février 2008
Un ours en hiver
AVERTISSEMENT : Pour ceux dont la lecture de ce billet serait la toute première ici : ne pas toujours se fier aux apparences. Un conseil : une ou deux archives plus bas, il y a de la lecture ...
Pour ceux qui savent, je suis irrécupérable, la grippe ayant atteint le dernier neurone.
Sûr que sorti du contexte, c'est moins drôle... Mais il m'a promis gloire et beauté avec cette histoire que je m'en vais vous compter...
Nous allons à la chasse à l'ours, nous allons en attraper un très gros.
Traverser les hautes herbes, froufrou friseli
Traverser la rivière, patouille gargouille, patouille gargouille
Traverser la foret, houhouhouhouhouhou
Arriver, entrer, toucher un bout de narine toute froide...
AAAAAAAAAAAAAAAAahhhhh, un ours !
Retraverser la foret, houhouhouhouhouhou,
Retraverser la rivière, patouille gargouille, patouille gargouille,
Retraverser les hautes herbes, froufrou friseli,
Arriver à la maison, monter les escaliers...
Arff, oublier de fermer la porte, redescendre les escaliers, fermer la porte au nez de l'ours, remonter les escaliers, entrer dans la chambre, se cacher sous les couvertures...
Nous n'irons plus jamais à la chasse à l'ours...
19:25 Publié dans Fée néant | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : histoire de caverne, de miel et d'ours... Ne lui dites pas qu'il est mal léché, il pourrait se vexer
mercredi, 23 janvier 2008
Autres mots - Mots des autres II
- Tu es une boule de gaz ...
- Hein ?
- Bah oui, le soleil, c'est une boule de gaz.
Toi, tu es bien un soleil ? alors, tu es une boule de gaz.
A***,
C Q F D
03:40 Publié dans Fée néant | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
lundi, 21 janvier 2008
Isn't it ironic, don't you think
L'autre jour, quand je l'ai rencontré, je suis restée au moins une heure devant. De taille moyenne, mais bien plus épais que d'ordinaire. Il me faisait terriblement envie. Avant même de connaître son intérieur, de savoir les secrets qu'il pouvait recéler, comme par instinct, je sentais. Oui, je sentais qu'il pourrait m'émerveiller, me toucher, m'émouvoir. Je devinais sa lumière.
Je me suis approchée encore un peu. Irrépressible, il fallait que je touche. Mais, il avait ses protections. Au début, je n'ai pas osé demander. Je ne croyais pas qu'il pourrait accepter, ne serait-ce que par respect. Le client est roi, mais quand même. Cependant, ce désir de me plonger dedans était tellement fort, qu'il a du le sentir dans mon regard. Le libraire s'est approché, doucement, comme pour ne pas m'effrayer et m'a proposé de l'ouvrir. Enlever la pellicule de plastique qui le maintenait hors de doigts, qui évitait les cornes, les avaries et le mettre là, à la disposition de mes yeux, de mes mains, de mon imaginaire.
Tout était somptueux. Monté, orchestré comme une véritable oeuvre d'art. Tout de suite, vous plongez dans l'univers rose acide et acidulé de Sophie Calle. "Prenez soin de vous". (Ô combien de fois prononcée de ma bouche cette phrase qui représente tant pour moi). Elle enchaîne :
"J'ai reçu un mail de rupture. Je n'ai pas su répondre.
C'était comme si il ne m'était pas destiné.
Il se terminait pas ces mots : Prenez soin de vous.
J'ai pris cette recommandation au pied de la lettre.
J'ai demandé à 107 femmes - dont une à plumes
et deux en bois - , choisies pour leur métier, leur talent,
d'interpréter la lettre sous un angle professionnel.
L'analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter.
La disséquer. L'épuiser. Comprendre pour moi.
Parler à ma place.
Une façon de prendre le temps de rompre.
A mon rythme.
Prendre soin de moi."
Je sais que plusieurs fois, moi aussi, j'aurais aimé me détacher des mots qui sont si durs à lire, des mots qui font mal, qui taisent parfois la douleur, mais qui racontent des fins. Les donner aux autres pour qu'ils digèrent à ma place.
Alors, quelle idée merveilleuse que de prendre le temps de la rupture en demandant à ces femmes de comprendre pour elle. Sophie Calle a en elle ce grain de folie et de génie qui me touche. Apprivoiser le fin d'une histoire d'amour en la vivant à travers 214 yeux différents.
Dans ce livre, tout y est, le toucher, l'ouie, la vue. Même le goût, celui un peu amer de la rupture si douloureuse, vous sentez ? Il ne manque que l'odeur.
A toutes les pages, des surprises. J'en ai effleuré chacune. De celles en papier cigarette si fines, si fragiles, au bord de la déchirure à chaque mouvement à celles épaisses, presque râpeuses. De celles si douces, papier glacé, à celles en relief, morceaux de braille.
Des photos, des mots, des ratures, des explications, des vidéos. De la cruciverbiste au clown, de la danseuse étoile à la chanteuse de soul, en passant par l'écolière en CM2. Tous les supports sont bons. Toutes ont leurs mots, leurs chants, leurs voix, leur diction pour comprendre, exprimer ses mots à lui.
Parler de ces mots là :
"...j'allais mal ces derniers temps. Comme si je ne me retrouvais plus dans ma propre existence. Une sorte d'angoisse terrible...
... Je croyais que cela suffirait, je croyais que vous aimer et que votre amour suffiraient...
... Je ne vous ai jamais menti et ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer...
... me plier à votre volonté, alors que de ne plus vous voir ni vous parler ni saisir votre regard sur les choses et les êtres et votre douceur sur moi me manqueront infiniment...
... Quoi qu'il arrive, sachez que je ne cesserai de vous aimer de cette manière qui fut ma mienne dès que je vous ai connue et qui se prolongera en moi et, je le sais, ne mourra pas...
... J'aurais aimé que les choses tournent autrement.
Prenez soin de vous."
Un jour, une personne devenue désormais un ami s'était étonnée de cet échange de "prends soin de toi" que je délivrais à mes proches autant qu'ils me le rendaient. Comme si la formule lui était peu courante. Et pourtant, soir même, au moment de se dire au-revoir, presque instinctivement, il m'avait, finalement, lui aussi enjoint à prendre soin de moi.
Est-ce une manière de dire aux personnes qui comptent qu'on les aime ?
02:55 Publié dans Fée néant | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note | Tags : Prends soin de toi, de toi, comme je le ferai(s), promets-le moi
mardi, 08 janvier 2008
"J'ai fini par trouver ça épuisant"
J'adore aller chez le coiffeur ! Cela m'avait donné l'occasion de découvrir un merveilleux article sur les raisons de l'infidélité. Et là, grande littérature encore : un billet parfaitement pertinent, catégorie sexe, intitulé "marre des coups d'un soir".
(Par contre, j'ai fait un truc dont j'ai horreur : j'ai dû arracher les pages du magasine, pour reprendre les mots, si fins, si précis qu'il n'aurait pas fallu détourner... J'ai quand même demandé à ma coiffeuse l'autorisationde repartir avec !)
Grand déballage de n'importe quoi. D'abord, celui qui ne voulait plus parce qu'il s'était rendu compte que sa nana était pire que lui. Roooohh, c'est pas bien ça ! Lui il a droit aux coups multiples, mais sa chérie, non, non, non !
Il n'a pas supporter de découvir qu'elle avait besoin de séduire, elle aussi.
L'avis de la psy ici : (oui, oui, parce qu'il faut l'avis du psy, pour éclairer, very important, parce que nous ne savons pas, nous lecteurs, décoder), attention, vous êtes prêts ? "la passion est proportionnelle au niveau d'incertitude que l'on peut y tolérer."
Après, viennent les "c'est meilleur quand on se connaît par coeur". Essayer plein de filles différentes, c'est toujours des premières fois, alors que quand on se connait, on sait où aller et comment faire (Lapalisse ?). Et encore les "avoir envie de construire une vie à deux" (La Mouuurrrr !) ... De bonnes raisons, ici, ma foi.
Mais l'apothéose, le grandiose, la cerise : "j'ai fini par trouver ça épuisant". Le pauvre chou arrivait au constat, et je cite, que de "ramener toujours plus de filles dans son lit, ça demande un effort constant. C'est épuisant." Bah tiens, parce que toujours la même, plus besoin d'effort, hein ! Consternant...
"il faut être aimable, de bonne humeur, bien habillé et se démener sans arrêt pour séduire". C'est pas beau ça ? Je n'en croyais pas mes yeux, et pourtant !
Forcément, quand on est depuis dix ans avec la/le même, plus de chichi, plus d'invention, de remise en cause, on s'habille comme un sac et roule ma poule.
Et la psy d'expliquer très clairement : "la flamme qui embrase deux corps naît plus difficilement dans des versions domestiquées de l'amour"...
Addendum : Beaucoup ont eu l'image de l'homme et de la Cro. Voici une illustration reçue ce jour (merci Storman :-)
00:25 Publié dans Fée néant | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : pff si j'avais su ce jour-là je ne les aurais pas mise, mes lunettes, mais là ce soir, je les porte sur le bout du nez, promis!!!
vendredi, 04 janvier 2008
Repose-toi
10:55 Publié dans Fée néant | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
jeudi, 03 janvier 2008
Question à la con
J'ai repensé à ce film. Et puis cette question tourne dans ma tête... Encore et encore
"qu'est-ce que je ferais si j'étais moins con ?"
Lui, il a tout largué pour regarder vivre les fourmis en provence
Moi, j'ai plusieurs idées...
Et vous ?
00:35 Publié dans Fée néant | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : "Le coeur des hommes".......Dis, qu'est ce qu'on ferait, hein ?
samedi, 29 décembre 2007
Etre à la hauteur
De toutes façons, il m'avait prévenu, je ne serai pas à la hauteur. Pas la peine d'essayer.
Mais c'est qu'il ne me connaît pas encore ! Bon, d'accord, je n'ai pas l'intention de faire des rimes, ni me frotter trop à son art. Il a raison je ne sais pas faire.
Mais ici, je peux dire plein de jolis mots les uns à la suite des autres... Je ne sais pas trop si ça pourrait lui faire plaisir. Je peux essayer et attendre sa réaction.
Folies douces ou folle furieuse
Romantique abusé ou saoul
Chercheur de mots, fouilleur de verbe
Être bien, être fou
Cynique un peu, désabusé sans doute
Grandir, il m'en parle
Mourir aussi
La poésie, béquille d'âme
C'est l'heure de l'addiction
Sortez vos vers !
02:10 Publié dans Fée néant | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : Parce que j'avais envie, juste comme ça
vendredi, 14 décembre 2007
Paris buccal
Cyber café,
Marais, rue des Ecouffes,
Costume à rayures, veste rose fushia,
Quatre mains, deux bouches, un éclair...
13:23 Publié dans Fée néant | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : plaisir, buccal, ça caille, en jupe courte






