mercredi, 21 janvier 2009
C'est ainsi

Il y a cette odeur, au creux de son cou. Celle que je respire.
Juste après.
Il y a ce moment. Celui de l'abandon total, jusqu'à l'endormissement. Celui que je lui offre.
Juste après.
Il y a cette sensation de sérénité. Celle que je gagne de jour en jour.
Juste après.
Parce qu'avec lui, je sais.
Juste avant.
Parce qu'il n'y a pas besoin de mot, il sent.
Juste avant.
Parce qu'à nos regards, nous avons conscience.
Juste avant.
Ce sont mes envies infinies qui guident ma bouche.
Avidement.
C'est mon cul exhibé en offrande qu'il lèche, mord, fouille.
Patiemment.
C'est de notre indécence dont nous profitons, jouissons et mourrons.
Presque cruellement.
Il y a cet instinct inouï à fleur de nos peaux.
Nous sommes.
Indivisibles. L'un à l'autre. L'un pour l'autre. L'un et l'autre. Mélangés, mêlés, confondus en un amas de chair transpirante, suffocante et rougie.
Cette chair qui se laisse aller jusqu'à plus soif. Jusqu'à devenir blême et rendre l'âme dans un dernier râle.
Nous nous travestissons, nous devenons plus que jamais nous-même, nous nous dénaturons, nous prenons forme.
Nous sommes.
Entre conscience et inconscience. Je suis une salope dégoulinante de bave, il se présente rude et raide. Je me réalise soumise à la force de ses envies, il s'accomplit maître de mon corps. Je le baise avec mon cul, ma bouche, mon con. Il s'asservit de mes mains sur sa queue.
C'est ainsi.
21:20 Publié dans Fée Line | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
lundi, 05 janvier 2009
Adoption

Ça pourrait être un dimanche. C'est l'hiver ce matin.
Ça pourrait être une tranche de vie comme les autres. C'est la mienne, en construction.
Je suis là. Au milieu, entre, à côté, avec. Mélangée, mêlée. Elément à part entière du tableau.
Sérénité. Calme.
Sensation étrange.
Naturellement. Comme si il en avait toujours été ainsi.
Souvent, nous avions éprouvé l'évidence de Nous. Mais là...
Souvent, nous avions senti l'inéluctable entre Nous. Mais là...
Ce n'était plus lui et moi, seuls, mains dans la main face à la mer.
Ce n'était plus lui et moi, seuls, au milieu d'une foule bruyante vociférant dans une langue étrangère.
Ce n'était plus lui et moi, seuls, allongés, parfaitement emboîtés comme deux pièces d'un puzzle.
Ce n'était plus moi, avec mes certitudes en bandoulière.
C'était autrement.
C'était une famille.
Photographie : iNeedChemicalX
20:55 Publié dans Fée Licité | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note



