
Décidée à ne rien cacher, à ne pas taire, ni les joies, ni les peines, ni les doutes.
Avec le temps, va, rien ne s’en va.
Tout est plus fort.
Encore.
Parce que le temps.
Notre temps.
C’est celui de notre foi grandissante.
J'ai confiance. Je suis mise à nue.
Pourtant, parfois, submergée, mes questions prennent l’allure d’un caprice, mes peurs l’habit d’une fantaisie déraisonnée.
Ma seule rationnalité à puiser en moi. Celle que je suis.
Et en lui. L'homme qu'il est.
Nos mots.
Ceux qui disent aujourd'hui comme nous sommes profondément nous-même, sans concession. Enfin.
Ceux qui parlent de tout ce qu'il nous reste à vivre.
Ceux qui posent notre vie entremêlée comme un axiome, une évidence première.
J'ai grandi. Je ne suis plus tout à fait la même. Meilleure. Assurément.
L'emprise de l'affect toujours si présent, mais raisonnablement dominé. Parfois.
Il y a nos parts d'ombre. Celles dont on n'est pas toujours très fiers. Celles qui font que nos planchers semblent parfois s'ébranler sous nos pieds. Alors se souvenir. Les fondations sont solides. On le sait bien, on y était. On a veillé presque jour et nuit sur le chantier. On sait les matériaux, on sait le ciment, on sait les briques. Une à une se monter. Se souder.
Tant qu’il y aura des mots. Tant que les silences en diront long.
Tant que mon corps criera. Tant que mon âme se reconnaîtra.







