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vendredi, 25 janvier 2008

Est-ce qu'il sent ?

Moi, je me dis qu'à sa place, je le verrais comme le nez au milieu de la figure. Je sais, elles disent toutes ça, les femmes trompées, elles disent toutes qu'elles sauraient. J'ai l'horrible prétention d'affirmer que j'en suis sûre. Je doute beaucoup, mais là-dessus, je suis pleine de certitudes.

Je ne crois pas qu'il puisse avoir une autre relation. Matériellement difficile, sexuellement presque incompréhensible. Je me demande même parfois si les choses ne seraient pas différentes s'il était infidèle.
Il aurait peut-être plus envie de moi. Comme les fois où, en pensant à celle qui ne serait pas là, par exemple, il s'imaginerait la prendre rapidement dans les toilettes d'un restaurant où ils se seraient donnés rendez-vous. Ou alors le lendemain d'une étreinte charnelle, quand son corps en manque réclamerait.
Il aurait sans doute aussi envie de faire plus, que de me faire tranquillement et paisiblement l'amour (quand ça nous arrive...). De changer, de tester, de vérifier.

Alors est-ce qu'il sent ? Est-ce qu'il se doute ?
Parfois, je ferme les yeux pour ne pas avoir à y penser. Sent-il que je m'éloigne ? Que je lutte pour garder la tête hors de l'eau, que je me demande à quoi bon... Que j'ai envie de rester. Que je pourrais aussi partir.
Je pèse, je soupèse, mes "pour", nos "contre". Les points communs, les routes divergentes.

A plusieurs reprises, depuis des années et comme toujours, je lui parle, je lui explique. A chaque fois, il semble comprendre. Il me dit "oui, je sais". Il sait que j'ai du mal à supporter qu'il n'ait jamais envie de me faire l'amour sans prévenir, sans rendez-vous ou qu'il ne me désire plus (pas). Il sait mes manques. Nos différences.

Peut-être qu'aujourd'hui, j'ai moins envie. Moins envie de lui dire, d'amorcer le sujet, de lancer la discussion. Je devrais, mais je n'y arrive pas. Peut-être mes derniers remparts de protection. Alors, pour une fois, je fais comme si. Un moment, le temps d'un repos, le temps de mes questions, le temps de mes réponses. Je devrais partager. Je devrais...

 

 

mercredi, 23 janvier 2008

Autres mots - Mots des autres II

- Tu es une boule de gaz ...

- Hein ?

- Bah oui, le soleil, c'est une boule de gaz.
Toi, tu es bien un soleil ? alors, tu es une boule de gaz.

 

 

A***,
C Q F D

lundi, 21 janvier 2008

Isn't it ironic, don't you think

L'autre jour, quand je l'ai rencontré, je suis restée au moins une heure devant. De taille moyenne, mais bien plus épais que d'ordinaire. Il me faisait terriblement envie. Avant même de connaître son intérieur, de savoir les secrets qu'il pouvait recéler, comme par instinct, je sentais. Oui, je sentais qu'il pourrait m'émerveiller, me toucher, m'émouvoir. Je devinais sa lumière.

Je me suis approchée encore un peu. Irrépressible, il fallait que je touche. Mais, il avait ses protections. Au début, je n'ai pas osé demander. Je ne croyais pas qu'il pourrait accepter, ne serait-ce que par respect. Le client est roi, mais quand même. Cependant, ce désir de me plonger dedans était tellement fort, qu'il a du le sentir dans mon regard. Le libraire s'est approché, doucement, comme pour ne pas m'effrayer et m'a proposé de l'ouvrir. Enlever la pellicule de plastique qui le maintenait hors de doigts, qui évitait les cornes, les avaries et le mettre là, à la disposition de mes yeux, de mes mains, de mon imaginaire.

Tout était somptueux. Monté, orchestré comme une véritable oeuvre d'art. Tout de suite, vous plongez dans l'univers rose acide et acidulé de Sophie Calle. "Prenez soin de vous". (Ô combien de fois prononcée de ma bouche cette phrase qui représente tant pour moi). Elle enchaîne :

"J'ai reçu un mail de rupture. Je n'ai pas su répondre.
C'était comme si il ne m'était pas destiné.
Il se terminait pas ces mots : Prenez soin de vous.
J'ai pris cette recommandation au pied de la lettre.
J'ai demandé à 107 femmes - dont une à plumes
et deux en bois - , choisies pour leur métier, leur talent,
d'interpréter la lettre sous un angle professionnel.
L'analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter.
La disséquer. L'épuiser. Comprendre pour moi.
Parler à ma place.
Une façon de prendre le temps de rompre.
A mon rythme.
Prendre soin de moi."

 

Je sais que plusieurs fois, moi aussi, j'aurais aimé me détacher des mots qui sont si durs à lire, des mots qui font mal, qui taisent parfois la douleur, mais qui racontent des fins. Les donner aux autres pour qu'ils digèrent à ma place.
Alors, quelle idée merveilleuse que de prendre le temps de la rupture en demandant à ces femmes de comprendre pour elle. Sophie Calle a en elle ce grain de folie et de génie qui me touche. Apprivoiser le fin d'une histoire d'amour en la vivant à travers 214 yeux différents.

Dans ce livre, tout y est, le toucher, l'ouie, la vue. Même le goût, celui un peu amer de la rupture si douloureuse, vous sentez ? Il ne manque que l'odeur.

A toutes les pages, des surprises. J'en ai effleuré chacune. De celles en papier cigarette si fines, si fragiles, au bord de la déchirure à chaque mouvement à celles épaisses, presque râpeuses. De celles si douces, papier glacé, à celles en relief, morceaux de braille.

Des photos, des mots, des ratures, des explications, des vidéos. De la cruciverbiste au clown, de la danseuse étoile à la chanteuse de soul, en passant par l'écolière en CM2. Tous les supports sont bons. Toutes ont leurs mots, leurs chants, leurs voix, leur diction pour comprendre, exprimer ses mots à lui.

Parler de ces mots là :
"...j'allais mal ces derniers temps. Comme si je ne me retrouvais plus dans ma propre existence. Une sorte d'angoisse terrible...
... Je croyais que cela suffirait, je croyais que vous aimer et que votre amour suffiraient... 
... Je ne vous ai jamais menti et ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer...
... me plier à votre volonté, alors que de ne plus vous voir ni vous parler ni saisir votre regard sur les choses et les êtres et votre douceur sur moi me manqueront infiniment...
... Quoi qu'il arrive, sachez que je ne cesserai de vous aimer de cette manière qui fut ma mienne dès que je vous ai connue et qui se prolongera en moi et, je le sais, ne mourra pas...
... J'aurais aimé que les choses tournent autrement.
Prenez soin de vous."

Un jour, une personne devenue désormais un ami s'était étonnée de cet échange de "prends soin de toi" que je délivrais à mes proches autant qu'ils me le rendaient. Comme si la formule lui était peu courante. Et pourtant, soir même, au moment de se dire au-revoir, presque instinctivement, il m'avait, finalement, lui aussi enjoint à prendre soin de moi.

Est-ce une manière de dire aux personnes qui comptent qu'on les aime ?

 

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vendredi, 18 janvier 2008

Autres mots - Mots des autres

"Ne me secouez pas, je suis plein de larmes"

 Henri Calet

 

Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que je me sens vide, je n'ai que les mots des autres en tête.

jeudi, 17 janvier 2008

Au stop

Elle tourne dans ma tête... Depuis ...
L'album, c'est Sauter du nid
L'artiste c'est Fred
J'aurais voulu que vous puissiez l'entendre....

 

 

Tout a commencé
Sûrement le jour où je suis né
Le jour où je n'ai pas croisé la bonne fée
Qui aurait fait de moi ce que je ne suis pas
Ceux qu'il m'arrive d'envier parfois
Ceux que la vie a doté d'une chance
Oh mais moi
Malheureusement je n'en suis pas là
Et privé de ça pour qui devrais-je
Mener un combat
De toute façon pas la peine
Je connais la rengaine
Mais je n'ai pas la force
Mon amour pour la vie s'est soldé
Par un divorce
Moi aussi j'ai rêvé de connaitre l'idéale idylle
Le désir la passion pour ne pas perdre le fil
Et quitter sur le champ la ville
S'isoler sur une île
Au lieu de ça ma vie file
Se faufile et défile sans domicile fixe
J'ai toujours relevé la tête même à genoux
Mais-ce soir je suis fatigué
De lutter et pense sérieusement
A tout déconnecter
Mais l'âme stressée le cerveau compressé
Comme usé par la guerre des nerfs à laquelle
Je dois me livrer
Subir sans pitié sans répis
Voilà ma vie
Quand gris semble l avenir
Et noir est la couleur de mon esprit
J'n'essaye plus de comprendre
Ni de me faire entendre
Je suis le troupeau
Avec un numéro collé dans le dos
Métro boulot aseptisé du cerveau
Quand mon ultime évasion se trouve
Dans le flot de ces mots
Mais quarante ans de déboires
Passés à la lumière du désespoir
Tu peux me croire ça laisse des traces dans le...
J'ai les neurones infectés. fatigué de lutter
De devoir supporter la fatalité et le poids
D'une vie de raté
Voila pourquoi je m'isole pourquoi je reste seul
Seul dans ma tête
Libre, d'être un esclave en fait
Battant en retraite
Fuyant ce monde d'esthète
En me pètant la tête
Ok j'arrête net
J'appuie sur la gâchette.

 

Vous l'entendez ? Elle est un peu triste, certes... Mais bon...
M'en veuillez pas, je suis juste un peu comme ça aussi.

 

mercredi, 16 janvier 2008

Acquit de confidences

Les bouleversements soudains, les évolutions progressives, les changements radicaux. Au quotidien, nous vivons tous avec. Du moins nous tentons. Capacité d'adaptation plus ou moins développée, aptitude à la frustration sur échelle de 10, propension aux caprices VS tendance attentiste, nous avons tous en nous les défauts de nos qualités qui nous pourrissent ou nous aident à faire face.

Je sais qu'il n'y a jamais rien d'acquis. Oui, ça, je le sais bien. Les certitudes d'aujourd'hui ne seront peut-être plus celles de demain. Et puis, les promesses d'un jour ne sont jamais les promesses de toujours. 

Comme la publicité "parce que le monde bouge".

Je crois que souvent, pourtant, j'y ai cru, comme des paliers en dessous desquels on ne redescend plus. Et même, j'y crois encore. Oui, j'y crois encore.

 

Des changements naissent nos belles choses, les remises en question nous poussent souvent à nous dépasser ou à être meilleur (tout au moins, différent, un peu). Dans toute révolution, il y a un bon à prendre et un mal à gérer.

 

Parfois, j'aimerais juste me reposer un peu, sans être en permanence sur le qui vive. Je ne cherche pas à figer ma vie, les sentiments ou les actions, parce ce que lorsqu'on s'arrête, qu'on recule c'est qu'on est mort (certain se persuadent même de l'être).
Moi je suis trop en vie. Pas vraiment/parfaitement/totalement/complètement/pas du tout heureuse (rayez les mentions que vous trouvez trop tristes, cyniques ou douteuses, moi je n'y arrive pas)  mais profondément en vie.

 

On m'a demandé quel était mon rêve du moment. Ce soir j'en ai un : arrêter le temps. Une soirée, une nuit, deux jours. Avoir la certitude totale de pouvoir fermer les yeux ne serait-ce que deux minutes, sans que rien n'ait bougé au réveil. Savoir que tout sera là, posé comme c'était : le cadre du souvenir au fond à droite du labyrinthe de ma tête, la chaleur de ta présence immatérielle, en bas à gauche. Juste le temps de prendre un peu de poussière, juste un peu. Savoir que tu seras là, quoi qu'il advienne. Que mes yeux ne pourront s'ouvrir que dans dix minutes, dans deux jours ou dans trois mois et que tu veilleras toujours sur moi. C'est peut-être pour cela que je ne dors pas. Je repousse presque chaque soir les limites de mes nuits. J'ai sans cesse peur. Je sais bien, je la connais la maxime à la noix "la peur n'évite pas le danger", la peur ne sert à rien, ne protège pas des douleurs à venir, ni des présentes. Pourtant parfois, j'ai du mal à me raisonner. Comme le fumeur qui sait que c'est mauvais pour sa santé.

 

Imaginer une plage aux abords bien dessinés, sol bien ferme. Et puis non, sable mouvant...

 

 

Aujourd'hui, ils ont tous dû sentir que j'en aurai besoin. Qu'affronter mon soir ne serait pas aisé. (je ne le savais pas moi-même). Alors comme un message diffusé en murmure, les attentions se sont fait douces : du thé apporté et servi brûlant rien que pour moi au message griffonné et envoyé entre deux réunions, de l'appel de l'Ami aux baisers de l'enfant.

 

Rideau...

lundi, 14 janvier 2008

Flash back

Il y a quelques soirs de cela, je roulais tranquillement avec une attention démesurée, le brouillard était épais, cotonneux. Comme à mon habitude, la musique résonnait à fond dans l'habitacle de la voiture.

Vint cette chanson. Cette chanson que j'ai usée en pensant à lui. Usée tout l'été. J'ai couru avec elle, j'ai roulé avec elle, j'ai fait de longues balades en bord de mer. Je lui ai souvent écrit avec elle. Soudain, je ne sais pas comment dire ce que j'ai ressenti, un coup au coeur. Pourtant, je l'écoute encore très souvent, au moins une fois par jours, depuis ma découverte. Mais, là...Un arrêt sur image... Puis un long "rewind".

 

Avril ou mai, mes premières lectures, mes découvertes, littérature et photos. Et puis lui. J'ai longtemps fait comme pour les autres. Silencieuse. Et puis enfin réussir à exister. Début juillet. Mes premiers mots. Huit jours après les siens. Et puis un enchaînement presque naturel. Fluide.

Des mots, des kilos de mots. Toujours écrits.
Des photos. Des bouts, des morceaux de nous. Je me revoyais dans les toilettes au bureau, ou le matin sur le lit avant de partir envoyer quelques clichés. Il me rendait souvent la pareille. Un jeu excitant.

 

Aussi, les souvenirs de cette journée, au bord de la piscine. Nous avions dû passer l'après midi "ensemble". Il faisait vraiment beau, bleu profond, rayons du soleil intenses. Échange d'une centaine de mails, sans doute plus. Nous avions pris le temps, tous les deux, du dialogue, de l'échange.

 

Et puis mes trois semaines de vacances, sans connexion. Avant de partir, faire le nécessaire pour le garder un peu avec moi. Charger ses mots dans le PC. Tous les soirs, être  un peu avec lui. Étrange sensation. Et cette musique, toujours là. Un soir, un des derniers : aller courir en bord de mer, la mettre en boucle, et puis sentir sa présence. Aussi fou que cela puisse paraître, sentir l'existence si réelle d'un personnage jusque-là, dépourvu d'apparence charnelle. Tout au mieux, un puzzle d'images reconstitué à la manière d'un portrait robot qui n'aurait même pas de visage.

 

Après un défilé. Si fort que j'en ai eu le tournis, saoulée de la rapidité, enivrée de l'intensité : la rencontre, sa silhouette devant ce magasin, son écharpe, le restaurant (moi qui n'ai aucune mémoire des lieux, je crois que je pourrais y retourner les yeux fermés, alors que son bureau, sa maison, là, j'en suis incapable, comme si je devais oublier où ils se situaient). Sa distance tout du long et puis son "tu veux te rapprocher un peu ?".
Mes doutes, nos échanges. Cet endroit, tout étroit, nos étreintes. Nos envies, les miennes et pire encore. Toucher du doigt l'indécence en lieu de luxure. Le chien de faïence au pied du lit. Mes pas assez, mes encores. Et nos peaux.

Alors, j'ai vacillé, avec tous mes souvenirs. J'ai réécouté encore cette chanson. Chut ma tempête, chut.

 

 

vendredi, 11 janvier 2008

Ne jamais s'attendre à rien

Peut-être que c'est quand on attend le moins une chose qu'elle finit par arriver.

J'avais souvent entendu dire :"ne cherche pas, ça viendra tout seul".

J'ai longtemps vécu comme ça. Ne rien attendre vraiment, ni du temps, ni des gens. Prendre ce qui est bon, faire avec ce qui fait mal. Le gérer au mieux. Profiter ou pleurer un bon coup et puis avancer.

Oui, avancer, parce que je suis de celles-là. Celles qui ne regardent pas beaucoup en arrière. Enfin, si, parfois, jeter un coup d'oeil par dessus l'épaule et se dire, tiens, voilà, j'en suis là, je n'y aurais pas cru.

Et puis un jour, au détour de rien, voilà, c'est là. Le coeur serré, qui palpite si fort  qu'il pourrait exploser. Parce qu'on sait, elle va arriver... Quelques jours, puis quelques heures, puis une minute ou deux.

Une porte qui s'ouvre.

 

mercredi, 09 janvier 2008

A la pointe de la langue

 

Ce matin je t'imagine. Je ne sais rien.
Pas de téléphone, je n'aurai pas ta voix.
Pas de mail, je n'aurai pas tes mots.
Ou là, peut-être, plus tard.

Endormi, encore...
Fiévreux ? Fatigué ? Alangui ?

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Les questions tournent, roulent, déferlent. Des flots.
Tu sais, les flots des songes...
Soûls riant.
Parfois moins.

Là, ça va...
Un petit peu.

 

 

 

mardi, 08 janvier 2008

"J'ai fini par trouver ça épuisant"

J'adore aller chez le coiffeur ! Cela m'avait donné l'occasion de découvrir un merveilleux article sur les raisons de l'infidélité. Et là, grande littérature encore : un billet parfaitement pertinent, catégorie sexe, intitulé "marre des coups d'un soir". 

(Par contre, j'ai fait un truc dont j'ai horreur : j'ai dû arracher les pages du magasine, pour reprendre les mots, si fins, si précis qu'il n'aurait pas fallu détourner... J'ai quand même demandé à ma coiffeuse l'autorisationde repartir avec !)

 

Grand déballage de n'importe quoi. D'abord, celui qui ne voulait plus parce qu'il s'était rendu compte que sa nana était pire que lui. Roooohh, c'est pas bien ça ! Lui il a droit aux coups multiples, mais sa chérie, non, non, non !
Il n'a pas supporter de découvir qu'elle avait besoin de séduire, elle aussi.
L'avis de la psy ici : (oui, oui, parce qu'il faut l'avis du psy, pour éclairer, very important, parce que nous ne savons pas, nous lecteurs, décoder), attention, vous êtes prêts ? "la passion est proportionnelle au niveau d'incertitude que l'on peut y tolérer."

 

Après, viennent les "c'est meilleur quand on se connaît par coeur". Essayer plein de filles différentes, c'est toujours des premières fois, alors que quand on se connait, on sait où aller et comment faire (Lapalisse ?). Et encore les "avoir envie de construire une vie à deux" (La Mouuurrrr !) ... De bonnes raisons, ici, ma foi.

 

Mais l'apothéose, le grandiose, la cerise : "j'ai fini par trouver ça épuisant". Le pauvre chou arrivait au constat, et je cite, que de "ramener toujours plus de filles dans son lit, ça demande un effort constant. C'est épuisant." Bah tiens, parce que toujours la même, plus besoin d'effort, hein ! Consternant... 
"il faut être aimable, de bonne humeur, bien habillé et se démener sans arrêt pour séduire". C'est pas beau ça ? Je n'en croyais pas mes yeux, et pourtant !

Forcément, quand on est depuis dix ans avec la/le même, plus de chichi, plus d'invention, de remise en cause, on s'habille comme un sac et roule ma poule.
Et la psy d'expliquer très clairement : "la flamme qui embrase deux corps naît plus difficilement dans des versions domestiquées de l'amour"...

 

 

Addendum : Beaucoup ont eu l'image de l'homme et de la Cro. Voici une illustration reçue ce jour (merci Storman :-)

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